Pages

.

Psacasta exanthematica, une punaise ponctuée de petits points blancs.

Voici encore une punaise observée  de temps en temps dans le jardin.

 Pour cet exemplaire aucune difficulté d’identification. Toute noire avec une infinité de petits points blancs, Psacasta exanthematica fait partie de la famille des Scutelleridae, ces punaises dont le scutellum recouvre tout l’abdomen, on ne voit pas de partie membraneuse des ailes.
Psacasta exanthematica, une infinité de points blancs sur le dessus et le dessous.

 Une des caractéristiques de cette famille est son aspect bombé, voire bosselée avec le scutellum en relief lorsqu’on le regarde de profil(photos 3 et 4)..
 Un détail est aussi significatif :l’article II des antennes est 3 fois plus long que le III. Un autre détail auquel le commentaire de Claudie attire mon attention: sa taille, elle fait entre 9 et 11mm, c'est dire qu'elle est relativement dans la moyenne de la taille des punaises.
 
Psacasta exanthematica, l'article II des antennes est trois fois plus long que le III
On la rencontre en France dans toute la zone méditerranéenne et le long de l’arc méditerranéen en Europe et au-delà, Turquie, mer Noire. Je l’avais déjà rencontrée il y a quelques années en Catalogne.
Psacasta exanthematica, se promène sur la bourrache

Pourquoi est-elle présente dans mon jardin ?
C’est une punaise qui est liée aux Boraginaceae, qui comprennent les vipérines qu’elle préférerait, mais aussi les bourraches (Borago officinalis). Or Les bourraches sont présentes quasi toute l’année dans la partie sauvage de mon jardin.
Psacasta exanthematica, vue de profil , on voit la bosse du scutellum qui s'abaisse sur l'apex

 Les motifs qui ornent la punaise lui permettraient de se dissimuler dans les parties sèches de la plante. Je l'ai toujours vue quand elle se promenait sur les tiges encore vertes et alors elle est bien visible.Sans doute n'ai-je pas vu les autres plus sages restées au pied de la plante! 

Psacasta exanthematica, le scutellum recouvre tout l'abdomen.

J’ai trouvé des infos et des détails sur cette punaise dans un ouvrage récent(2015) et fort bien documenté pour qui s’intéresse à cette famille et bien d’autres pentatomides : Les punaises Pentatomoidae de France par Roland Lupoli et François Dusoulier aux Editions Ancyrosoma
reade more... Résuméabuiyad

Spilomyia saltuum,la Spilomyie des pâturages boisés.

Voici un joli Syrphe rencontré dans une zone boisée,  nous étions dans une clairière et plusieurs exemplaires se sont posés sur les troncs de frêne exposés au soleil.
Spilomyia saltuum, joli Syrphe aux couleurs éclatantes.

Syrphe bien sûr même si ses couleurs jaunes et noires veulent nous le faire prendre pour une guêpe et ainsi nous tenir à distance.
Voici les détails à observer pour reconnaître un Syrphe :

-le  premier : on ne voit aucun rétrécissement entre le thorax et l’abdomen, pas de taille de guêpe !
Spilomyia saltuum, des yeux marbrés, une antenne avec un cil sensitif, des tarses antérieurs noirs

-ensuite les antennes qu’on les appelle en oreille de souris ou autrement se terminent par un poil , une soie sensitive appelée arista.
-enfin la vena spuria, une nervation de l’aile qui se perd au milieu de l’aile(voir flèche ci-dessous)

Spilomyia saltuum, la vena spuria qui permet de reconnaître les Syrphes

Maintenant avec cette coloration, des marques noires sur l’abdomen et le pronotum et  ses magnifiques yeux marbrés les photos permettent vite d’arriver au genre Spilomya.

Spilomyia saltuum, un mâle

Deux espèces principales chez nous :  manicata et saltuum se ressemblent.
Voici quelques détails qui permettent de définir saltuum :

-la coloration des tergites : les traits  jaunes interrompus sur les tergites  2, 4 et 6 ( 4 et 6 seulement pour manicata).

-les tibias antérieurs jaunes (sombres pour manicata.)

-  la coloration noire du tarse uniquement sur la paire de pattes antérieures.
Spilomyia saltuum, un mâle aux beaux yeux marbrés

Mes exemplaires sont des mâles, leurs  yeux se touchent vers l’avant.
 Les larves vivent  dans le bois pourri.
reade more... Résuméabuiyad

Chlorophorus figuratis, le Clyte figuré

Tous les Cerambycidae ne sont pas joliment colorés ! C’est le cas de  Chlorophorus figuratis : il est essentiellement noir et seuls quelques poils blancs  ornementent ses élytres.
Chlorophorus figuratus se nourrissant de pollen.

Heureusement qu’il s’est promené sur ces belles ombelles blanches , ce qui m’a permis de le repérer.
Ses taches grises plus que blanches sont déjà usées, mon sujet a sans doute du vécu derrière lui.
Chlorophorus figuratus : noir avec des fascies blanches sur les élytres*

De la base vers l’apex on observe :
-une marque oblongue  sur les épaules
-une  large fascie partant latéralement  se joignant à la suture sous le scutellum
-une zone assez large après le milieu plus étalée le long de la suture
-une petite zone à l’apex des élyres.

Chlorophorus figuratus un exemplaire plus frais dans le citronnier, à la pilosité plus nette.

Le pronotum est noir et granuleux avec une très fine pilosité.On voit bien par endroit la différence entre la pilosité fine et courte et ces poils plus raides, plus gros et longs qui forment ces fascies sur les élytres.
Chlorophorus figuratus détail des différentes pilosités*

Les yeux bien échancrés entourent des antennes noires.
Chlorophorus figuratus des yeux échancrés*

Comme les taches de pollen sur son corps le laisse observer, il se nourrit de pollen sur les ombellifères en été , l’insecte est visible de juin à août dans une grande partie de la France(du centre à la zone méditerranéenne), de l’Italie, et de l’Europe centrale.
Chlorophorus figuratus vue latérale*

Les larves elles  se développent dans divers arbres et arbustes feuillus.

Infos tirées de Gaëtan du Chatenet, Coléoptères phytophages d’Europe.

* Images grossies 3 fois

D’autres Clytes sur le blog: 


reade more... Résuméabuiyad

Chlorophorus trifasciatus, Clyte trifascié

Voici un coléoptère joliment coloré rencontré dans le Var près du massif de la Sainte Baume.
Chlorophorus trifasciatus, se régalant sur ses ombelles .

Facilement identifié, Chlorophorus trifasciatus, se promenait comme le font souvent les Cerambycidae, sur les ombelles au soleil.
Le contraste entre le pronotum et les pattes rouges et le reste du corps noir le rend bien visible.
Chlorophorus trifasciatus, devant une fleur de bugrane Ononis natrix

Les fascies blanches sur ses élytres permettent de séparer différents Chlorophorus.
Trifasciatusprésente comme  cela n’est pas indiqué, 4 fascies(on pourra dire 3 grandes et une petite incomplète). Elles sont formées de longs poils blancs.
Les deux  postérieures traversent les élytres.
Chlorophorus trifasciatus,avec ses fascies blanches*

Celle situé à la base, part du scutellum, recouvert d’une pilosité blanche aussi, et  n’atteint pas les épaules. C’est la seconde qui est la plus caractéristique faisant un bel arc se rejoignant à la suture et remontant presque au contact du scutellum.
Chlorophorus trifasciatus,détail des poils des fascies*

C’est la première fois que je vois ce Chlorophorus qui est donné pour être commun dans les régions méridionales par Gaëtan du Chatenet dans Coléoptères phytophages d’Europe.
Les larves se développent dans les légumineuses ligneuses comme Ononis natrix (bugrane jaune)qui poussait à proximité et dont je me suis servi d’une fleur pour créer un fond pour une des photos illustrant l’article.
Chlorophorus trifasciatus,une belle tête de Cerambycidae avec ses yeux échancrés et le second article des antennes très court.*


On rencontre ce Cerambycidae dans la moitié sud de la France et même en Ile de France , mais aussi en Espagne, Italie et frange méditerranéenne de l’Afrique, du mois de mai au mois de juillet.
*Images grossies entre 2 et 3 fois.
reade more... Résuméabuiyad

Xylotrechus stebbingi, un coléoptère originaire d’Asie.

Dans mon jardin je rencontre des insectes qui viennent parfois de loin ! En voici  un qui, depuis plusieurs années s’est installé dans les départements du bord de la Méditerranée.
Xylotrechus stebbingi, roux avec une pilosité blanche

Originaire d’Asie( Inde et Tibet) , Xylotrechus stebbingi, a été observé dans le département des Alpes maritimes en 1993. Depuis il a atteint celui de l’Aude.Cette étude analyse son parcours.
C’est en débitant les branches  sèches d’un prunier que j’ai vu dans l’herbe un coléoptère que je ne connaissais pas.
Toujours curieuse de savoir quels sont mes visiteurs il a été invité dans ma boite et via une séance photo me voilà avec un insecte que je case dans la catégorie des Cerambycidae , en voyant ses yeux bien échancrés et le second article de ses antennes très courts.

Mais cette fois mon fidèle Coléoptères phytophages d’Europe de Gaëtan du Chatenet ne répondra pas à mes interrogations. C’est en épluchant toute la série des Cerambicydae de la galerie du monde des insectes que je trouverai ma réponse, à la page 18 !

Xylotrechus stebbingi, une carène frontale et des yeux échancrés*

Il existe en France plusieurs Xylostrechus dont les larves vivent dans les arbres morts, les troncs abattus, chacun ayant une préférence pour une ou plusieurs espèces.
Xylostrechus stebbingi, a aussi ses préférences mais apparemment il s’est bien adapté à ce qu’il trouve : chez moi, des branches desséchées du prunier ; ailleurs on cite souvent le mûrier platane ou d’autres bois tendres.
L’insecte mesure environ 14 mm, son tégument est roux avec une pilosité blanchâtre plus ou moins dense.

Xylotrechus stebbingi,pronotum avec quelques zones glabres*

Le front recouvert de poils court présente une carène entre les yeux(photo2).
De petites zones arrondies, glabres ornent le pronotum de forme cylindrique, la vue de dessus en montre deux bien visibles, une autre est plus latérale.
Les élytres présentent  plusieurs zones de pilosité blanche : une à la base, une autre à l’apex et deux fascies caractéristiques : l’une  démarre à la base des élytres formant un arc jusqu’au milieu, la dernière est une ligne droite élargie près de la suture.
Xylotrechus stebbingi, des poils plus denses sur la face ventrale*

Toutes les pattes sont rousses recouvertes de poils blancs. Le dessous du corps est aussi recouvert d'une pilosité blanche plus dense.
Xylotrechus stebbingi, apex des élytres un  peu rétréci et recouvert de poils 

Voilà encore un insecte que l’on peut voir en cette saison estivale à proximité d’arbres avec des branches sèches, le mûrier platane étend celui qui le plus souvent cité. Chez nous il est totalement absent du paysage proche de mon jardin !

 * images grossies entre 2 et 3 fois
reade more... Résuméabuiyad

Spilostethus furcala,(Herrich Schaeffer, 1850 ) en France

Pourquoi ce titre ?
Parce que cette petite punaise rouge et noire que je vais vous décrire n’était pas répertoriée dans la faune française.
Je l’ai trouvée dans mon jardin sur des herbes basses fin juin de cette année.
Spilostethus furcala,  une punaise rouge et noire

Elle attiré mon regard pour 2 raisons : je connais bien les punaises rouges et noires qui se trouvent dans mon jardin et son allure ne correspondait à aucun modèle « enregistré » !
De plus elle me semblait ressembler à une Graptostethus servus qui a cet aspect velouté, mais que je vois plus tard en saison et uniquement dans un coin particulier du jardin, éloigné d’une dizaine de mètres !
C’est cela qui m’a incité à la prendre dans ma boite pour l’examiner plus tranquillement.
Bien photographiée, je n’ai pas eu la clé de l’énigme. Ce n’était pas Graptostethus servus, mais aucune autre des punaises rouges et noires que je connaissais.
Pour rappel, ici un excellent document qui les présente.

Ressemblant à Spilostethus pandurus que je connais bien dans le jardin, j’ai pensé qu’elle devait s’apparenter à ce genre et j’ai fait une recherche sur le net uniquement en cherchant « Spilostethus » et c’est alors que j’ai eu ma réponse.
Spilostethus furcala,  les pattes et les antennes noires

Article clair , bien illustré, certes en espagnol, mais facilement compréhensible.
J’avais sous les yeux Spilostethus furcala.
En voici les détails qu’il faut observer :
Spilostethus furcala,  les détails à observer
  • ·        Le pronotum est rouge avec deux bandes noires qui atteignent la lisière antérieure( comme chez les deux autres Spilostethusde la faune française, saxatalis et pandurus)
  • ·        la pointe du scutellum est rouge, le reste noir 1
  • ·        la  grande tache triangulaire de la corie est plus large du côté externe 3
  • ·        pattes, antennes et rostre noirs.
  • ·        Clavus rouge en avant, noir dans la région apicale, une tache noire circulaire, glabre antéapicale 2.

  • ·        On observe une courte pilosité grisâtre absente justement sur les taches arrondies du clavus
Spilostethus furcala, détail de la pilosité , avec des taches noires glabres.*


Je me suis rendue compte à la lecture du document que l’auteur utilisait des informations extraites de Hémiptères Lygaeidae euro-méditerranéens, volume 1 de la Faune de France  84A, par Jean Péricart  disponible sur le net.

Nous disposons ainsi d’une excellente description de l’insecte en français. Sa taille varie entre 9 et 13mm.
C’est selon Péricart, un insecte afrotropical, sans être commun, on le rencontre en Espagne et dans le Magreb.
Spilostethus furcala, aucune tache blanche sur la partie membraneuse des ailes.

L’auteur espagnol, Luis Vivas,  qui a fait une étude plus récente mais limitée à l’Espagne le rencontre principalement dans la frange méditerranéenne du pays, et dans une zone comprise entre 0 et 200 sous influence  nettement maritime.

Ce fut donc une surprise de le trouver dans mon jardin à une altitude de 220 m et à vol d’oiseau à une quinzaine au maximum de km de la Méditerranée.
Je pense que cette punaise doit se rencontrer dans bien d’autres régions, dans notre zone méditerranéenne, c’est pourquoi je publie cet article afin d’attirer l’attention des observateurs et des curieux.
J’ai trouvé mon exemplaire perché sur des herbes dans une végétation basse. Il faut bien regarder les punaises rouges et noires et les détails caractéristiques sont visibles sans loupe ni avoir besoin « d’opérer » l’insecte ! 
*image grossie 3 fois
reade more... Résuméabuiyad

Stenopterus rufus, le Stenoptère roux, joli coléoptère estival.

Voici un petit coléoptère de la famille des Cerambycidae ( qui ont les yeux très échancrés, le second article des antennes très court) que j’ai bien souvent rencontré en été sur des fleurs très diverses.
Stenopterus rufus, couple.

Mais couvert de pollen et souvent à moitié caché je n’ai jamais eu l’occasion de  l’observer dans les détails. Stenopterus rufus mesure entre 7 et 16mm, souvent le mâle est plus petit que la femelle quand on voit un couple.
Stenopterus rufus, des élytres déhiscents*

 Stenoptère roux parce que ce sont bien les couleurs rousses qui dominent, sur :
- les antennes (sauf les 2 premiers articles)
-les pattes (sauf la partie renflée des fémurs antérieurs et médians)
-les élytres mais la base et l’apex sont noirs.
Stenopterus rufus, détail des reliefs du pronotum.*

Ces élytres sont particuliers, ils se rétrécissent laissant l’abdomen à découvert latéralement et ils s’écartent à l’apex où ils sont plus courts que les ailes membraneuses rendues visibles. De plus on y aperçoit une carène longitudinale.

Le pronotum présente  3 reliefs : 2 latéraux, les plus importants et le dernier au milieu. Il est aussi recouvert de longues soies.
Stenopterus rufus, vue de dos, le roux domine

Des poils argentés que l’on voit bien sur les bords postérieurs des segments abdominaux, mais aussi sur le scutellum  et les bords antérieurs et postérieurs du pronotum.
Stenopterus rufus, une pilosité abondante, différente selon les parties du corps*

C’est un insecte commun en France et en Europe moyenne, visible entre mai et août.
Stenopterus rufus,des yeux échancrés pour y insérer de longues antennes*

Les larves se développent dans le bois sec de nombreux feuillus et les adultes sont floricoles.
Stenopterus rufus,mâle plus petit que la femelle mais plus poilu!*

Infos tirées de Coléoptères phytophages d’Europe, Gaëtan du Chatenet, Nap éditions.

* Photos grossies entre 2 et 3 fois.
reade more... Résuméabuiyad